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AUTISME ET POESIE

MON ENFANT, MAJESTE…


J’ai une sollicitude à vous faire

Puisque Dieu le veut ainsi

Etant le Commandeur des croyants

Vous héritez de ses pouvoirs.

Mon enfant qui est le Vôtre

Etant le Père de la Nation

Est né autiste et c’est bien triste

Que de constater pareil cas.

Mon enfant, Majesté

Est tel la lune dans sa splendeur

Le plus beau de ses ainés

Et ne parle toujours pas.

Il a à peine des miettes d’années

Et a besoin de Votre soutien

Je n’ai plus rien à lui léguer

Que mon amour mien.

Et il n’est pire qu’une mort lente

Quand on vit parmi les siens

Las,indifférents et puis hostiles

Troublé, incompris et fragile en tout.

Il ne saura pas ce qui lui prend

Rira pour un rien, pleurera pour peu

Ignorera le froid et la douleur

Sera présent mais absent surtout.

Mon enfant, Majesté,

Promettait à sa naissance

Tout ce qu’un père pouvait attendre

D’un si bel ange.

Mais par un mal inconnu

Nommé autisme, j’ai perdu

Et mon enfant et cette image

Que je m’étais faite à cet âge.

Je ne m’attends pas au miracle

Auquel les dupes, seuls, croient

Je m’attends plutôt au geste

Vôtre, pour l’aider dans ses souffrances.

Entre l’innocence et la démence

Pour mon bébé point de frontière

Il se peut qu’il soit hostile ou rebelle

Sans en comprendre le moindre sens.

Mon enfant, Majesté

N’attend aucun miracle

Des saints ou des prophètes

Mais de la science et à quel prix ?

Enfant dormant jusqu’au trépas

Vivra des ans dans ses angoisses

Sans être conscient de tous les âges

Par lesquels il passera.

Enfant dormant parmi les autres

Enfants nés morts, sans le comprendre,

Mon bébé vivra sa vie

A l’écart de ses semblables.

Par: Abdelouahid Bennani

—————o————————-

ENFANT DORMANT

Ton regard discret

Voit le monde

Autrement.

Tu ris, tu cries

Par instinct

Apparemment.

Présent, absent

Tu vis ta vie

Intensément.

Badr o Badr

Sauras-tu jamais

Que je t’aime ?

Liras-tu dans mes yeux

Que tu fuies

Cet amour ?

Je me fais vieux

Mon ange

C’est bientôt l’heure.

Et mon cœur saigne

Pour toi

Qui s’en occupera ?

Si le ciel le voulait

Je serais cendres

En ce moment.

Tu ne serais plus

Et ton mal non plus

Libre serions-nous.

Il me semble que tu dors

D’un sommeil profond

Réveille-toi petit.

Pour l’amour du ciel

Rejoint l’autre rive

Libère ton âme.

Il a prit ma tête

Entre ses bras

Et m’a léché les joues.

Il voulait me parler

Mais rien ne sortait

Il bégayait

Les larmes aux yeux

Désespéré.

Badr ô Badr

Quel mal as-tu?

Me vois-tu mon ange

Quand je te parle ?

Sens-tu mes lèvres contre tes doigts ?

Sens-tu mon chagrin et mon émoi ?

Il m’a regardé droit dans les yeux

Comme pour me dire qu’il était là

Et m’a souri de tout son rostre

Sans que je ne le sente vraiment.

 

Par: Abdelouahid Bennani




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